Pourquoi nous lançons le Diapéro

© Julien Berthier/Guillian.fr

Diapéro, c’est un rendez-vous pour parler d’images et de sons autour d’une bière, mais aussi pour visionner des réalisations. Diaporama sonore, infographie animée, vidéographie, POM…

Vous vous sentez à l’aise dans les formats multimédia courts (3’30 max)? Venez avec une production, en cours ou déjà diffusée, ou bien votre dernier coup de coeur, que l’on pourra regarder et commenter dans une ambiance conviviale.

Notre premier Diapéro se déroule le mercredi 21 novembre 2012, de 19h à 23h, au Café de Paris (Paris, 11e) 

Cet apéro vous est proposé par Marianne Rigaux (reporter multimédia), par Paul-Alexis Bernard (responsable pédagogique multimédia – ESJ Pro), et par moi. Voici nos motivations.

Marianne Rigaux

L’association de l’image fixe et du reportage sonore permet de faire passer plus d’information qu’un reportage vidéo. Et pourtant, peu de médias s’aventurent (encore) sur le terrain du diaporama sonore. Certains essaient, tentent des choses, maladroitement parfois. D’autres se cachent toujours derrière un « c’est trop cher ».

De plus en plus de journalistes, de radio ou photographes, sont attirés par ce format qui demande de la rigueur et de la créativité.

Le diapéro, c’est un rendez-vous pour permettre aux uns —  médias dubitatifs, réticents, curieux,  et aux autres : journalistes passionnés, motivés, curieux eux aussi — de se rencontrer.

Afin que les volontés et les idées se rencontrent pour donner le meilleur, comme lorsqu’une image rencontre un son et que les deux ensemble produisent du sens.

Paul-Alexis Bernard

Pas facile d’expliquer pourquoi et comment j’ai été attiré par le diaporama sonore. Et donc pourquoi j’ai envie de partager cette passion autour d’une bière…

Il a suffi que j’en visionne quelques diapos, réalisés par des confrères outre-Atlantique, il y a quatre ou cinq ans, pour que je décide de m’y essayer. Un peu à tâtons, j’ai exploré la mécanique du format, les techniques de prise de vue et de son, les rythmes de narration propres au diapo sonore.

L’exercice m’a tout de suite séduit, autant pour sa dimension esthétique et sa profondeur, que pour la facilité et la légèreté de sa mise en oeuvre. Il ne restait plus qu’à transmettre mon virus dans le cadre de formations. Cela n’a pas été très compliqué. Le diaporama sonore est facile d’accès pour les journalistes-auteurs, dès lors qu’ils ont un peu d’agilité numérique, un goût pour l’image et le son, ainsi qu’une curiosité pour l’écriture multimédia et l’innovation.

Le diaporama sonore est un format idéal pour embarquer un internaute avec soi, dans un reportage. C’est assez paradoxal, mais la « distance » entre l’image fixe et le son est redoutablement efficace. La photo permet de poser un regard, plus profond que la vidéo. Le son, plaqué sur ce regard, donne vie à la photographie. Cette mécanique est presque magique pour moi. Elle favorise l’immersion, sert la vérité d’une information tout en faisant passer une dose d’émotion.

Ce format me semble sous-exploité (ou méconnu) par les rédactions françaises. Il est pourtant assez facile à réaliser et donc « pas si cher » à produire. Bref, n’est-ce pas un formidable terrain d’innovation éditoriale à explorer ? J’en discuterais bien avec des confrères autour d’un petit verre…

Gilles Donada

J’ai déjà eu l’occasion de l’écrire ici : le diaporama sonore est un média contemplatif qui est l’antidote à l’accélération numérique ; j’ai également évoqué les raisons qui ont conduit pelerin.info, à privilégier ce format.

L’enjeu du Diapéro, c’est d’évangéliser les auteurs et les diffuseurs autour de ce format si charismatique, sans s’y limiter non plus.

A Pèlerin, j’ai la chance de travailler avec des jeunes journalistes multimédia (en piges et en interne), bourrés de talent, et qui galèrent pour vivre de leur travail. Je ne supporte pas l’idée que toute cette génération, créative eet douée, reste méconnue et désargentée.

D’où mon envie de crowdsoucer les tarifs actuellement pratiqués par les rédactions. Avantage : on découvre que telle rédaction/organisme publie des diaporamas sonores ; on connaît son tarif ; on peut le démarcher en connaissance de cause…

Mon rêve, c’est d’arriver à créer un écosystème (d’autres diraient un marché) pour que ce type de format puisse exister et se développer, au sein des médias mais aussi hors média. J’appelle de mes voeux la multiplication des diffuseurs ! Car, j’en fais l’expérience à Pèlerin, les diaporamas sonores sont très prisés des internautes. Dès que nous en mettons un dans notre newsletter hebdomadaire, il fait partie des items les plus cliqués.

Le diaporama sonore s’inscrit dans la galaxie de formats courts (3’30 max)  : infographie animée et sonorisée (comme le [C/DATA] réalisé par OWNI dans l’émission de CPolitique de France 5), vidéographie (un territoire encore en jachère). A quand des récits graphiques multimédia (à Pèlerin, nous avions réalisé une interview BD animée) ?

Le Diapéro, c’est le désir de mettre tous ces ingrédients dans le shaker, et de secouer, secouer, secouer.

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